L’association Les Papillons Blancs du Finistère a 60 ans. Reportage à l’ESAT de l’Iroise à Gouesnou

Podcast. L’association Les Papillons Blancs du Finistère accompagne 1 650 personnes en situation de handicap mental ou psychique. Elle plaide pour une meilleure représentation de la personne handicapée dans la société et la valorisation des compétences. Dans ce reportage, nous découvrons le quotidien de l’ESAT de l’Iroise à Gouesnou qui propose des prestations de menuiserie, de blanchisserie ou encore de gravure. Dominique, moniteur d’atelier nous mène à la menuiserie et Jean-François nous présente les tables fabriquées pour Diwan, le réseau d’écoles en langue bretonne. “On a monté les pieds, et après on met les lames pour l’assise et la table” dit-il. L’association Les Papillons Blancs du Finistère propose des prestations au prix du marché, et dispose de matériel professionnel.

“Michel Garapin avait un enfant handicapé mental, non scolarisé, explique le président, Jacques Philippe. Ce magistrat en a accueilli d’autres dans son appartement de Brest pour faire de la scolarisation. Le maire, l’avocat Georges Lombard a mis des locaux à disposition. Le 1er IME (Institut Médico-Éducatif) a été créé ainsi, en 1961”. Frédéric Gobin, le directeur des Papillons Blancs du Finistère alerte. “Comment faire, demain, pour accompagner des personnes qui ont de réels besoins, par moins de professionnels, qui sentent que les conditions de travail sont dégradées ? Nous ne pouvons pas compenser un déficit de l’État. Nous craignons de vivre comme il y a 60 ans, un manque d’État Providence”.

© Christophe Pluchon, radio RCF Finistère

L’association Les Papillons Blancs du Finistère a 60 ans. Reportage à l’ESAT de l’Iroise à Gouesnou

Christophe Pluchon

Journaliste radio sur RCF Finistère (ex Radio Rivages) et RCF Bretagne, collaborateur pour le réseau de femmes entrepreneuses "Femmes de Bretagne" et pour le magazine "Pages de Bretagne" de l'Établissement Public de Coopération Culturelle "Livre et Lecture en Bretagne". J'adore la radio et surtout le reportage, je lis des ebooks et je réécoute les vinyles de mon adolescence.

Voir tous les articles de Christophe Pluchon →