Les grottes marines de Morgat en presqu’île de Crozon

Une balade en bateau, le long de la presqu’île de Crozon, ça vous tente ? C’est ce que proposent les Vedettes Sirènes pendant l’été. Au départ de Morgat, vous pouvez même visiter les grottes marines. Serge, le pilote et Jean-Marie, le guide, promènent les touristes devant un littoral très découpé, fait de schiste et de grès. Des fossiles ont permis de dater le massif à 480 millions d’années.

“On a répertorié 470 grottes en presqu’île de Crozon, dit Jean-Marie avec son porte-voix. Elles sont assez récentes, moins de 10 000 ans, parce qu’il y a 18 000 ans, l’eau a été prise dans les calottes polaires. Le niveau de la mer était 130 mètres plus bas. Il est remonté vers 10 000 ans avant J.C. La mer a creusé les cavités quand elle a attaqué les falaises”.

La grotte du Souffleur tient son nom d’un ouverture. “Quand les vagues y pénètrent, elles pulvérisent de l’eau” montre Serge en faisant danser son bateau pour mettre l’air sous pression. D’accord, on n’entend pas très bien au micro… Quant à la cheminée du Diable, elle s’appelle comme ça parce qu’une trouée qui traverse la falaise laisse apparaître de jolis rayons de soleil.

Au retour, après cinquante minutes d’extase, nous longeons une maison jaune poussin avec sa balustrade grenat, ancienne propriété d’Armand Peugeot, et la maison Eiffel achetée à la foire universelle de 1900. Elle est démontable à structure métallique et classée aux Monuments Historiques.

© Christophe Pluchon, radio RCF Finistère

YouTube player
Les grottes marines de Morgat en presqu’île de Crozon


Je donne mon avis !
[Votes : 0 Moyenne : 0]

Christophe Pluchon

Journaliste radio sur RCF Finistère (ex Radio Rivages) depuis bientôt trente ans, collaborateur pour le réseau de femmes entrepreneuses "Femmes de Bretagne" et pour le magazine "Pages de Bretagne" de l'Établissement Public de Coopération Culturelle "Livre et Lecture en Bretagne". J'adore la radio et surtout le reportage, je lis des ebooks et je réécoute les vinyles de mon adolescence.

Voir tous les articles de Christophe Pluchon →